Le rêve de tout manager est de concevoir une stratégie lumineuse déclinée à travers une organisation parfaitement adaptée et bénéficiant de l’adhésion des collaborateurs. Mais chacun sait que la réalité est tout autre et que le manager fait face à de nombreuses « dissonances » dans sa démarche de changement. Rappelons que la dissonance apparaît quand les différentes composantes de la démarche stratégique ne sont pas en phase les unes avec les autres, par exemple lorsque la vision stratégique n’est pas cohérente avec les possibilités de l’entreprise (voir note du 23 juin 2008). Issu de la physique, le concept de résonance peut tout à fait être transposé au management et au rôle du dirigeant qui, par sa parole et ses actes, arrive à mettre en mouvement l'entreprise au-delà de ses possibilités d’action immédiates (...).
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Nous avons vu dans la note précédente que la démarche stratégique doit bien entendu tenir compte du secteur d’activité, pour mettre l’accent premier lors du diagnostic sur les éléments les plus caractéristiques. Mais son intérêt consiste aussi à veiller à ne pas occulter les autres aspects. L’expérience nous apprend que les vrais facteurs clés de succès relèvent souvent d’éléments périphériques ou qui n’apparaissent pas au premier coup d’œil comme étant décisifs. Les autres étapes de la démarche stratégique, comme celle de la définition des enjeux, de la vision, de l’ambition et du concept stratégique sont indépendantes du secteur d’activité. C'est là qu'intervient "l'espace stratégique" (...).
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Les principes de la démarche stratégique s’appliquent-ils de la même façon dans tous les secteurs d’activité et en toute situation ? Autrement dit, quelle est l’influence du contexte sur la démarche ? Deux conceptions existent à ce sujet : l’approche « universaliste adaptative » pour laquelle les principes généraux d’une démarche de management peuvent être adaptés dans toute forme d’organisation et l’approche « contextualiste » selon laquelle il n’y a pas de bonnes pratiques de management en soi et où l’essentiel dépend du contexte et de l’adaptation volontariste à l’environnement. L'idéal ne serait-il pas de combiner empiriquement, dans l'action, les deux approches ? L’approche universaliste - reposant sur une utilisation judicieuse des méthodes et des bonnes pratiques-, et l’approche contextualiste - prenant en compte la singularité de chaque entreprise et de chaque situation à travers le diagnostic, la régulation et le pilotage (...).
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