Le dirigeant doit toujours veiller à la résonance entre la stratégie, le personnel et la mise en œuvre. En période de crise, l’entreprise a besoin plus que jamais de l’adhésion de ses collaborateurs, y compris de ceux qu’on va être obligé de licencier car ils doivent donner le meilleur d’eux-mêmes jusqu’au bout. Ce qui compte, c’est la clarté du discours : le dirigeant ne doit pas mentir, ni se réfugier derrière le juridique. En interne, tl ne doit pas cacher les problèmes, tout en ayant un discours mobilisateur. Il s’agit de trouver un équilibre entre la peur qui paralyse et la foi qui sauve ! Il doit expliquer pourquoi ses choix sont les meilleurs possibles, même s’il s’agit d’un plan social. La position du dirigeant est complexe : il doit cultiver fortement le doute, tout en donnant l’apparence de la certitude pour rassurer (...).
Vis-à-vis des tiers, le dirigeant doit faire partager sa vision aux actionnaires, en adoptant un discours clair. Mais attention, la communication externe doit être dans la « transparence intelligente »… Ne pas dire qu’on est au bord du gouffre : le masochisme a ses limites ! Il est indispensable de multiplier les contacts avec l’extérieur pour communiquer sur les problèmes et bénéficier de la vision des autres. En période de crise, la pire chose qui puisse arriver est que le dirigeant se replie sur lui-même. Et il y est fortement tenté car il y a tant de choses à faire sur le terrain ! Il ne faut pas se contenter des informations internes, qui sont parfois trompeuses, mais rechercher aussi des informations externes. La répétition des boucles d’information avec les relais externes – presse, banques, actionnaires, clients, fournisseurs, etc. – est capitale.
Et tout cela très rapidement !
Pas de bons déjeuners, mais de multiples coups de fil.
Pour en savoir plus sur la communication interne et externe, lisez le livre Profession Dirigeant, Gérard Roth, éditions Dunod, 2007, disponible sur les sites www.dunod.com ou www.amazon.fr


"Le dirigeant ne doit pas mentir,..., il ne doit pas cacher les problèmes". Le dicton "toute vérité n'est pas bonne à dire" n'a donc plus de signification dans ce cas ?
Rédigé par: Saisie comptable | 04 février 2010 à 13:48