Ouvrage publié
par DUNOD

LES AUTEURS

Gérard Roth est diplômé d'HEC et du Standford Executive Program, il a exercé plusieurs fonctions de management chez EDF et Bouygues. Il est membre de conseils de surveillance en Allemagne et en Pologne.
Michal Kurtyka est de double culture polonaise et française, ancien élève de l'Ecole polytechnique, il dirige le cabinet de conseil BPI Polska spécialisé dans la conduite du changement en Europe centrale.

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30 avril 2008

Interculturel : les Français et les Allemands pensent différemment

Lorsqu’on pratique intensément une langue apprise, on observe souvent qu’on rêve dans cette langue. Cette expérience rappelle que la langue est liée aux structures profondes de notre psyché et qu’elle a trait à l’environnement social et culturel dans lequel nous évoluons. La langue est à la fois un outil de communication et le reflet de notre mode de perception.

Par exemple, on ne pense pas pareil lorsqu’on s’exprime en français ou en allemand. On dit souvent que les Français sont conceptuels et les Allemands plus pragmatiques. La langue allemande est en effet une langue du mouvement, de l’action, dans la structuration du mot même, comme l’indique Georges Arthur Goldschmidt dans son livre remarquable, Quand Freud voit la mer : « à comparer le français et l’allemand, on se rend compte que l’allemand est lié, dans son intimité même, aux gestes et aux désirs du corps. La ponctuation sert en allemand à indiquer les endroits où il faut reprendre son souffle, elle découpe la phrase en propositions, c’est-à-dire en groupes respiratoires. La phrase subordonnée, avec son verbe à la fin, suit tout simplement le mouvement descendant de la cage thoracique ». On ne ressent et on ne perçoit pas pareillement, lorsqu’on s’exprime en français ou en allemand. Les mots n’ont pas la même capacité évocatrice, imaginaire et connotative d’une langue à l’autre ; le rapport à l’inconscient est différent.

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23 avril 2008

La parabole de l'ascenseur ou comment voir un problème sous le bon angle

Depuis que le siège social de cette grande organisation avait emménagé dans une tour de 40 étages de bureau (4 000 personnes), la direction était harcelée de question : « on passe sont temps à attendre l’ascenseur : une perte d’efficacité considérable puisque le temps est de l’argent ».

La direction, avant de se résigner à un investissement considérable pour construire de nouvelles batteries d’ascenseurs, demande une étude de recherche opérationnelle : étude par simulation de variantes de gestion, telles que les inversions de priorités à la montée et à la descente selon les heures, les spécialisations des ascenseurs par groupe d’étages, etc. Toutes les solutions ainsi proposée, pourtant bien étudiées (chronométrage, simulations stochastiques, ajustements statistiques, etc.) conduisent au même échec dès qu’on les met en œuvre. L’intensité des réclamations ne faiblit pas : chacun se plaint de perdre autant de temps précieux à attendre l’ascenseur.

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07 avril 2008

Programmation : gérer son temps et ses ressources avec efficience

Un des rôles du manager est de répartir les charges de travail et d’optimiser l’allocation des moyens. Pour beaucoup de managers, il s’agit souvent de la quadrature du cercle : ils ont le sentiment de ne pas arriver à faire face à leurs charges imposées et de ne pas disposer suffisamment de moyens. Il s’en suit un dialogue de sourds avec la hiérarchie, le niveau N+1 étant convaincu que le niveau N ne sait pas s’organiser, le niveau N étant convaincu que le niveau supérieur ne comprend rien à la réalité du travail...

Pour y remédier, nous proposons aux managers une méthode pour atteindre leurs objectifs en gérant leurs ressources (temps, personnel, budgets) de manière efficiente.

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